Quels ordinateurs (portables) pour la classe?

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Le développement des ordinateurs portables concerne aussi bien les particuliers que les institutions. Après deux décénies d’appareils lourds et encombrants, les ordinateurs portables sont devenus accessibles et concurrentiels. La multiplication de ces ordinateurs portables pose la question de ce que ce choix apporte réellement à l’usager, que ce soit à la maison, au travail ou en milieu scolaire. La différence de prix est désormais dérisoire et les qualités des ordinateurs portables en fait des machines tout à fait intéressantes.

S’il vous est arrivé d’animer un groupe dans une salle équipée d’ordinateurs traditionnels reliés en réseau avec une console de pilotage (style VNC ou autre produits commerciaux) vous avez pu mesurer combien c’est lourd à conduire. Malgré les articles et promotions commerciales ces salles « multimédia » sont en train de montrer leur limites… car arrivent les classes mobiles, comportant des ordinateurs portables reliés en réseau sans fil.

Animez une réunion, ou un cours avec un groupe disposant d’ordinateurs portables avec des écrans 15 pouces et vous retrouverez rapidement les mêmes sensations désagréables qu’auparavant avec une salle fixe : pendant que vous parlez certains sont trop attirés par leurs écrans pour vous écouter. Même en éteignant d’autorité les écrans, on s’aperçoit que la taille des écrans reste un bon moyen de cacher…. en tout cas de dresser une barrière avec l’enseignant.

L’arrivée récente de l’Eeepc (Asus) semble apporter un début de réponse. petit et discret (comme un grosse calculatrice scientifique) cet appareil ne permettra pas de cacher son visage et son activité. Comme de plus sa facilité d’usage et sa légereté les rendent discrets il est facile de les faire ranger dans le cartable et sous la table afin que l’écran ne gène plus par son attirance l’attention de ceux qui apprennent.

Certes l’évolution technologique qui va vers une miniaturisation peut faire rêver. Mais il faut garder de la distance avec tous ces propos emphatiques qui renvoient le plus raisonnable des usagers à une totale ringardise technologique. En effet qu’elle que soit la technologie utilisée, et au delà de ses propres « intentions techniques » la question revient toujours à l’usage qu’en fait celui la possède. Il suffit d’une réunion dans laquelle plusieurs interlocuteurs disposent d’un ordinateur pour s’apercevoir que tout est question d’attitude personnelle : qu’est-ce que je m’autorise à faire dans ces situations. En d’autres termes on peut se demander comment chacun de nous, dans une relation de groupe respecte l’autre et les autres. Téléphone portable ou ordinateur connecté, il faut choisir, lorsque l’on est en groupe, l’attitude qui respecte l’autre.

De plus en plus d’adultes sont incapables de résister à la sonnerie ou au vibreur de leur téléphone portable. Avec les alertes mails sur portables, c’est encore pire : des technologies qui ne sont pas intrusive par elles-mêmes le deviennent par le choix de leur utilisateur. Le degré d’intrusion est passé de la sphère personnelle à la sphère collective, on ne se gène plus pour interrompre une réunion, un déjeuner un entretien… alors un cours… au collège ou à l’université. Et sur ce point les réglements intérieurs qui l’interdisent aux élèves les interdiront bientôt aux enseignants, tant sont nombreux les adultes qui ne « résitent » pas.

Ainsi que l’écran soit grand ou petit, que l’outil soit intrusif ou non, la question se trouve posée du coté des usagers. Au restaurant, à coté de notre table, le rendez vous d’affaire n’a été qu’un face à face technologique… jusqu’au moment où l’un des deux protagonistes s’est aperçu qu’il était en train d’appeler sur son portable celui avec il déjeunait… Il n’y a plus qu’à bien se tenir…

BD

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