{"id":1463,"date":"2013-10-07T12:15:33","date_gmt":"2013-10-07T12:15:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.brunodevauchelle.com\/blog\/?p=1463"},"modified":"2013-10-07T12:15:33","modified_gmt":"2013-10-07T12:15:33","slug":"peut-on-encore-parler-dinteriorite-a-lere-du-numerique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/brunodevauchelle.org\/?p=1463","title":{"rendered":"Peut-on encore parler d&#039;int\u00e9riorit\u00e9 \u00e0 l&#039;\u00e8re du num\u00e9rique ?"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;image de superficialit\u00e9 qui est souvent associ\u00e9e aux usages des outils num\u00e9riques accompagne l&rsquo;impression, souvent exprim\u00e9e, que l&rsquo;humain y perdrait le sens, l&rsquo;humanit\u00e9, l&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9. Le sentiment que nous sommes entr\u00e9e dans une soci\u00e9t\u00e9 de flux (information) apr\u00e8s avoir v\u00e9cu dans une soci\u00e9t\u00e9 de stock (marchandise) ainsi que l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration des transports, mat\u00e9riels et num\u00e9riques, semblent conforter les interrogations dans ce domaine. Lorsque dans un transport en commun on observe les comportements humains, les casques et oreillettes d&rsquo;\u00e9coute de musique sont d\u00e9sormais compl\u00e9t\u00e9s par les appareils nomades (t\u00e9l\u00e9phones et smartphone) qui semblent parfois capter et \u00ab\u00a0s\u00e9parer\u00a0\u00bb les usagers. Les comportements d&rsquo;isolement d\u00e9plor\u00e9s avec le d\u00e9veloppement de la musique s&rsquo;enrichissent depuis les r\u00e9seaux sociaux num\u00e9riques en particulier, de comportements de communication, orale ou \u00e9crite, parfois effr\u00e9n\u00e9s. On peut avoir l&rsquo;impression qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;isolement procur\u00e9 par l&rsquo;\u00e9coute individuelle d&rsquo;une musique vient s&rsquo;ajouter un isolement par la communication avec un ailleurs en liaison, presque l\u00e0. Il arrive parfois m\u00eame que cette communication s&rsquo;invite dans l&rsquo;espace commun lorsque la personne qui t\u00e9l\u00e9phone s&rsquo;exprime \u00e0 haute voix et fait partager, sans en avoir conscience, sa conversation priv\u00e9e avec les voisins.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nEntre l&rsquo;injonction d&rsquo;\u00eatre soi pour construire son identit\u00e9 num\u00e9rique et l&rsquo;oubli de soi, que l&rsquo;on ressent lorsque l&rsquo;on est pris dans un flot d&rsquo;activit\u00e9s communicationnelles et relationnelles, il y a peu de place semble-t-il pour d\u00e9velopper ce qui, au c\u0153ur de chacun est pourtant un constituant essentiel, la capacit\u00e9 \u00e0 penser un soi, l\u00e0, maintenant et en devenir. Autrement dit nous ressentons de plus en plus la difficult\u00e9 \u00e0 pouvoir \u00ab\u00a0prendre le temps\u00a0\u00bb, faire des \u00ab\u00a0arr\u00eats sur image\u00a0\u00bb, partager en commun ses \u00ab\u00a0interrogations sur le monde et la vie\u00a0\u00bb, mener une activit\u00e9 de\u00a0 \u00ab\u00a0r\u00e9flexion spirituelle\u00a0\u00bb. Cette question se pose d&rsquo;abord pour chacun de nous avant de se poser pour les autres. L&rsquo;adulte, dont l&rsquo;exemplarit\u00e9 des conduites est constamment mise en question, est donc amen\u00e9 de plus en plus \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir ses attitudes, ses comportements. Il est regard\u00e9 mais aussi montr\u00e9 par les m\u00e9dias, par les autres, par les jeunes et a fortiori par les \u00e9l\u00e8ves dans les classes. Cette question de l&rsquo;exemplarit\u00e9 est essentielle \u00e0 l&rsquo;adulte \u00e9ducateur qui entend permettre au jeune de construire sa propre image d&rsquo;adulte. Non pas que le jeune cherche \u00e0 imiter l&rsquo;adulte, mais il cherche en lui la source de la vie qu&rsquo;il construit. Or le num\u00e9rique, ce sont les adultes qui l&rsquo;ont impos\u00e9 aux jeunes. Le t\u00e9l\u00e9phone portable, bient\u00f4t le smartphone, ou encore r\u00e9cemment la tablette num\u00e9rique sont devenus des objets du quotidien que les adultes imposent progressivement \u00e0 leurs enfants. Ils leur imposent aussi certains de leurs comportements. Et parfois cela se fait en lieu et place de bien d&rsquo;autres attitudes qui auparavant faisaient le tissu de la vie quotidienne.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nLes d\u00e9veloppements technologiques contemporains s&rsquo;inscrivent dans une soci\u00e9t\u00e9 qui a renforc\u00e9 la responsabilit\u00e9 de l&rsquo;individu, d\u00e8s son plus jeune \u00e2ge. Les artefacts num\u00e9riques, les machines, sont devenues de plus en plus personnelles, intimes m\u00eame. Le collectif auquel chacun de nous appartient a de moins en moins prise sur notre univers cr\u00e9\u00e9 avec le num\u00e9rique. La chambre de l&rsquo;enfant, espace d&rsquo;intimit\u00e9, permet des comportements de mise en retrait, de repli, mais aussi de r\u00e9flexion. Les machines num\u00e9riques ont cr\u00e9\u00e9 une continuit\u00e9 nouvelle entre le moi de la chambre et le moi dans l&rsquo;espace public. Les s\u00e9parations s&rsquo;estompent, les fronti\u00e8res deviennent poreuses. Les codes collectifs qui s&rsquo;imposaient jadis de l&rsquo;ext\u00e9rieur, du groupe social, sont bouscul\u00e9s par les possibilit\u00e9s offertes \u00e0 chaque individu de d\u00e9finir ses propres codes : quand et o\u00f9 utiliser ces machines ? Or l&rsquo;observation des comportements r\u00e9v\u00e8le rapidement que la r\u00e9ponse n&rsquo;est plus la m\u00eame qu&rsquo;auparavant.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nChacun de nous peut \u00eatre tent\u00e9 de s&rsquo;abstraire du groupe avec lequel il est pour se replier sur son espace personnel num\u00e9rique. Cette lourde responsabilit\u00e9 individuelle qui appara\u00eet d\u00e9sormais dans le champ social ne va pas de soi. En m\u00eame temps il y a injonction \u00e0 \u00eatre soi et en m\u00eame temps il y a risque d&rsquo;isolement d&rsquo;avec les proches. Si le travail de l&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9 peut s&rsquo;entendre dans ce que d&rsquo;aucuns appellent l&rsquo;intimit\u00e9 personnelle, il ne s&rsquo;articule pas avec l&rsquo;isolement, la d\u00e9connexion du groupe social humain de proximit\u00e9. S&rsquo;il ne peut y avoir d&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9 que s&rsquo;il y a aussi un rapport \u00e0 l&rsquo;autre, alors il faut repenser nos mani\u00e8res de faire avec les autres, avec le num\u00e9rique ou sans. La fascination, la force d&rsquo;attirance des \u00e9crans arrachent souvent la personne \u00e0 son environnement physique pour l&rsquo;amener vers un environnement num\u00e9rique. C&rsquo;est dans la capacit\u00e9 \u00e0 g\u00e9rer cet entre deux, dans la conscience et le choix que peut se travailler cette dimension \u00ab\u00a0sociale\u00a0\u00bb de l&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nPour se construire soi, il faut pouvoir faire un travail r\u00e9flexif. Les moyens num\u00e9riques offrent d\u00e9sormais un nouvel espace de r\u00e9flexivit\u00e9 ou plut\u00f4t modifient les espaces traditionnels. Ils transforment en particulier l&rsquo;espace et le temps de l&rsquo;action, individuel et collectif. L&rsquo;autre n&rsquo;est pas en premier un \u00eatre physiquement rencontr\u00e9, il peut aussi bien \u00eatre des mots, une voix, une photo, au travers des moyens techniques. La proximit\u00e9 de l&rsquo;autre n&rsquo;est plus li\u00e9e \u00e0 la g\u00e9ographie des corps, mais plut\u00f4t \u00e0 la rencontre des repr\u00e9sentations num\u00e9riques auxquelles il va falloir progressivement donner sens dans l&rsquo;interaction qui va pouvoir alors se cr\u00e9er. Cette distance \u00e0 l&rsquo;autre va donc pouvoir \u00eatre flexible, variable. Et pourtant, les travaux men\u00e9s sur ces comportements montre que la rencontre physique est, chez les jeunes en particulier, initiatrice, de mani\u00e8re majoritaire de la sociabilit\u00e9 prolong\u00e9e souvent par le num\u00e9rique. C&rsquo;est cette extension progressive de la sociabilit\u00e9 qui constitue la nouveaut\u00e9 apport\u00e9e par les moyens actuels. La t\u00e9l\u00e9vision avait ouvert le droit de voir, de contempler, \u00e9ventuellement, le spectacle de l&rsquo;autre, au travers des interm\u00e9diaires professionnels des m\u00e9dias de flux. Internet apporte d\u00e9sormais la possibilit\u00e9 d&rsquo;interagir et donc \u00ab\u00a0d&rsquo;entrer en contact\u00a0\u00bb au del\u00e0 des sph\u00e8res autoris\u00e9es par les dimensions mat\u00e9rielles de l&rsquo;existence quotidienne. Ces nouveaux espaces sont potentiellement richesse pour se construire, mais risque d&rsquo;appauvrissement ou de d\u00e9s\u00e9quilibre, si elles mettent en concurrence le proche physique avec le lointain num\u00e9rique.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nLe troisi\u00e8me aspect de la rencontre entre l&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9 et le num\u00e9rique est l&rsquo;exposition de soi, plus souvent appel\u00e9 \u00ab\u00a0identit\u00e9 num\u00e9rique\u00a0\u00bb. Pour le psychanalyste, qui parlera d&rsquo;extimit\u00e9, parfois un peu rapidement, il y a perte. En r\u00e9alit\u00e9 il y aussi construction, mais d&rsquo;un nouveau genre. Etre spectateur des \u00e9crans n&rsquo;a jamais favoris\u00e9 l&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9 car cela \u00ab\u00a0aspire\u00a0\u00bb la personne vers un ailleurs. Le potentiel d&rsquo;interaction humaine, la possibilit\u00e9 de tester son \u00eatre au regard de soi et des autres au travers des usages du num\u00e9rique offre un panel nouveau d&rsquo;exp\u00e9rience de la construction de soi. Cette mise \u00e0 distance de soi, cette mise en forme de soi sur un support externe sont des \u00e9l\u00e9ments int\u00e9ressants et pouvant permettre un travail sur soi. Encore faut-il prendre le temps de le faire. Le risque de la communication \u00e9ph\u00e9m\u00e8re et instantan\u00e9e est pr\u00e9sent. Seul un travail lent et probablement assez long d&rsquo;\u00e9laboration de documents pour le num\u00e9rique pourrait permettre ce travail d&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9 qui se rapprocherait alors de celui de l&rsquo;\u00e9crivain qui fuit la conversation, du chercheur qui fuit l&rsquo;opinion. La mise en lumi\u00e8re sur des espaces en ligne de cette production issue d&rsquo;un travail de l&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9 permet des prolongements, des croisements, des enrichissements, pour peu que d&rsquo;autres entre en r\u00e9sonnance avec ce travail. La lecture du commentaire r\u00e9fl\u00e9chit d&rsquo;un billet de blog est pour l&rsquo;auteur une source essentielle d&rsquo;enrichissement de son univers personnel. Malheureusement il n&rsquo;est pas certains que l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration actuelle des flux d&rsquo;\u00e9changes num\u00e9riques ne soit propice \u00e0 cela.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nEnfin, ce qui manque radicalement dans l&rsquo;univers num\u00e9rique actuel, c&rsquo;est le recueillement, le temps \u00e0 soi. L&rsquo;\u00e9cran est toujours un autre, m\u00eame s&rsquo;il est une sorte de miroir de soi-m\u00eame (on peut tr\u00e8s bien contempler l&rsquo;image de soi que l&rsquo;on produit en ligne avec certains sites capables de recenser celle-ci). Le narcissisme est l&rsquo;antith\u00e8se de l&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9. En effet la seule dimension que l&rsquo;\u00e9cran ne peut apporter \u00e0 la r\u00e9flexion individuelle c&rsquo;est l&rsquo;authenticit\u00e9, l&rsquo;unicit\u00e9. L&rsquo;\u00e9cran c&rsquo;est la distinction, la s\u00e9paration, l&rsquo;ext\u00e9riorisation en quelque sorte. Cette tentation constante est aliment\u00e9e par le souci et le plaisir de la reconnaissance. Or les espaces d&rsquo;\u00e9changes sont tr\u00e8s flatteurs et leurs algorithmes qui renforcent les cercles proches au d\u00e9triment des autres, cr\u00e9ent un sentiment de bien \u00eatre qui n&rsquo;a pas de sens r\u00e9el. Avoir des \u00ab\u00a0like\u00a0\u00bb (j&rsquo;aime) des amis sur un r\u00e9seau social donne un sentiment de puissance qui n&rsquo;aide en rien \u00e0 l&rsquo;int\u00e9riorisation, bien au contraire.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nCe ne sont pas les cures de sevrage num\u00e9rique qui peuvent permettre de d\u00e9passer ce manque. Elles sont illusoires et tr\u00e8s temporaires. Tout au plus peuvent-elles aider \u00e0 poser les termes du probl\u00e8me et c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 bien. Il semble bien que dans l&rsquo;\u00e9ducation aux m\u00e9dias, revendiqu\u00e9e \u00e0 nouveau en ce moment, il y ait encore une insuffisance. Outre que nous n&rsquo;avons plus vraiment affaire \u00e0 des m\u00e9dias de flux mais des m\u00e9diateurs techniques d&rsquo;interactions, il y a surtout une absence de mise en perspective de la place prise par ces nouvelles formes de relations sociales et cognitives dans le cadre bien plus g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;une vision de l&rsquo;humain. A moins que cette absence ne soit l&rsquo;abandon d&rsquo;une grande partie d&rsquo;entre nous \u00e0 une nouvelle loi, celle de l&rsquo;oubli se soi au sein d&rsquo;un collectif num\u00e9rique ext\u00e9rieur, et d\u00e9sormais incontr\u00f4l\u00e9 par l&rsquo;usager, mais probablement contr\u00f4l\u00e9 par d&rsquo;autres int\u00e9r\u00eats dont la plupart son \u00e9conomiques.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nCe texte a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans un ouvrage de l&rsquo;IFEAP (Institut de Formation de l&rsquo;Enseignement Agricole Priv\u00e9), consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9 en \u00e9ducation, en juin 2013<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;image de superficialit\u00e9 qui est souvent associ\u00e9e aux usages des outils num\u00e9riques accompagne l&rsquo;impression, souvent exprim\u00e9e, que l&rsquo;humain y perdrait le sens, l&rsquo;humanit\u00e9, l&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9. Le sentiment que nous sommes entr\u00e9e dans une soci\u00e9t\u00e9 de flux (information) apr\u00e8s avoir v\u00e9cu dans une soci\u00e9t\u00e9 de stock (marchandise) ainsi que l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration des transports, mat\u00e9riels et num\u00e9riques, semblent conforter &hellip; <\/p>\n<p><a class=\"more-link btn\" href=\"https:\/\/brunodevauchelle.org\/?p=1463\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"amp_status":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[4,5,18,24],"tags":[612,696,736,815,1057,1531,1558,1656],"class_list":["post-1463","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-culture","category-education-et-formation","category-parole-propos","category-tice","tag-developpement","tag-education","tag-enfants","tag-evolutions","tag-interiorite","tag-relation","tag-responsabilite","tag-soi"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_likes_enabled":true,"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/brunodevauchelle.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1463","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/brunodevauchelle.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/brunodevauchelle.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/brunodevauchelle.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/brunodevauchelle.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1463"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/brunodevauchelle.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1463\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/brunodevauchelle.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1463"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/brunodevauchelle.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1463"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/brunodevauchelle.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1463"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}