{"id":648,"date":"2010-04-27T06:24:40","date_gmt":"2010-04-27T05:24:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.brunodevauchelle.com\/blog\/?p=648"},"modified":"2010-04-27T06:24:40","modified_gmt":"2010-04-27T05:24:40","slug":"de-lusage-des-traces-dans-les-ent-et-ailleurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/brunodevauchelle.org\/?p=648","title":{"rendered":"De l&#039;usage des traces dans les ENT et ailleurs&#8230;"},"content":{"rendered":"<p>Le d\u00e9veloppement des ENT, et surtout l&rsquo;int\u00e9gration de plus en plus grande des services dans le m\u00eame cadre technique et logiciel int\u00e9grateur, pose bien \u00e9videmment la question des traces. Posons simplement les questions qui apparaissent les plus \u00e9videntes : qui laisse des traces ? Quelle est la nature des traces ? Quelle est l&rsquo;exploitabilit\u00e9 des traces ? Qui peut exploiter les traces et pourquoi ? Si ces questions ont un sens particulier lorsque l&rsquo;on se situe dans le champ de l&rsquo;identit\u00e9 num\u00e9rique ou celui du droit \u00e0 l&rsquo;oubli, elles semblent ne pas en avoir, a priori, d\u00e8s lors que l&rsquo;on parle d&rsquo;ENT en milieu scolaire. Or l&rsquo;exp\u00e9rience nous montre qu&rsquo;il est essentiel de parler de ce sujet qui f\u00e2che avant que des difficult\u00e9s ne surviennent, si tant est qu&rsquo;elles adviennent.<br \/>\nLes travaux men\u00e9s depuis de nombreuses ann\u00e9es sur les traces dans le cadre de l&rsquo;enseignement (un des derniers documents parus \u00e0 ce sujet s&rsquo;intitule : le num\u00e9rique dans l&rsquo;enseignement et la formation, Analyses, traces et usages, l&rsquo;Harmattan 2009, sous la dir de Fran\u00e7ois Larose et Alain Jaillet, et l&rsquo;on peut aussi aller lire la th\u00e8se de J Laflaqui\u00e8re soutenue en 2009, \u00ab\u00a0Conception de syst\u00e8me \u00e0 base de traces num\u00e9riques dans les environnements informatiques documentaires\u00a0\u00bb etc&#8230;) ont montr\u00e9 que l&rsquo;usage des moyens informatiques \u00e9tait un formidable outil \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer des traces et donc \u00e0 \u00eatre tent\u00e9 d&rsquo;en faire quelque chose. Oui mais quoi ? On se rappellera qu&rsquo;il y a de plusieurs ann\u00e9es l&rsquo;AFL avait con\u00e7u un logiciel d&rsquo;enregistrement des traces d&rsquo;\u00e9critures qui, \u00e0 l&rsquo;instar d&rsquo;un cahier de brouillon, permettrait de visualiser les h\u00e9sitations de celui qui \u00e9crit non seulement dans la forme (cf. la trace papier) mais aussi dans le processus (trace num\u00e9rique). On se souvient aussi que devant tant de traces, beaucoup ne savaient qu&rsquo;en faire. C&rsquo;est donc au risque de la mod\u00e9lisation de l&rsquo;activit\u00e9 que certains se sont lanc\u00e9s, tandis que d&rsquo;autres cherchaient surtout \u00e0 identifier des types de comportements ou encore des types d&rsquo;h\u00e9sitations. Observons les plateformes d&rsquo;apprentissage \u00e0 distance (LMS) et nous verrons la place qu&rsquo;ils donnent aux traces des usagers et de l&rsquo;exploitation possible de celles-ci.<br \/>\nLe fait que l&rsquo;activit\u00e9 (apprendre par exemple) que je m\u00e8ne puisse g\u00e9n\u00e9rer automatiquement des traces ne constitue en soi et dans un premier temps qu&rsquo;une prouesse technique. Il renvoie, en particulier, le carnet de notes que l&rsquo;enseignant garde soigneusement dans son cartable au rang des objets dignes des mus\u00e9es p\u00e9dagogiques de 2040&#8230; Outil de traces par excellence, le carnet de notes du professeur (compl\u00e9t\u00e9 par les bulletins scolaires) auquel s&rsquo;ajoute le cahier de texte sont les deux traces principales g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par l&rsquo;acte d&rsquo;enseignement (en dehors de la pr\u00e9paration de cours et des supports de ce cours ainsi que des \u00e9ventuelles \u00e9valuations).<br \/>\nGarder trace de ce que fait celui qui apprend est la base de l&rsquo;\u00e9valuation (au sens g\u00e9n\u00e9ral du terme &#8211; mise en valeur). C&rsquo;est jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sente une activit\u00e9 principalement humaine, c&rsquo;est \u00e0 dire bas\u00e9e sur l&rsquo;existence de relations interpersonnelles situ\u00e9es dans le temps et l&rsquo;espace. Utiliser ensuite cette trace constitue la mise en acte de la finalit\u00e9 que se donne celui qui g\u00e9n\u00e8re et acc\u00e8de \u00e0 ces traces. Le fait que des outils techniques g\u00e9n\u00e8rent automatiquement des traces dont traditionnellement il est impossible de disposer apporte dans le paysage de la vie en soci\u00e9t\u00e9 un cadre nouveau que l&rsquo;on ne peut aborder sans quelques pr\u00e9cautions. Jamais l&rsquo;enseignant n&rsquo;a pu disposer de tels \u00e9l\u00e9ments, jamais l&rsquo;institution, \u00e0 tous les niveaux n&rsquo;a pu acc\u00e9der \u00e0 de telles informations. D\u00e8s lors que ces traces sont rendues possibles et mises \u00e0 disposition, on peut tenter de lire l&rsquo;intention initiale de ceux qui l&rsquo;ont rendu possible mais aussi les intentions que pourraient y ajouter ceux qui voudraient utiliser ces traces. Sans vouloir faire de proc\u00e8s d&rsquo;intention \u00e0 qui que ce soit, le seul fait que l&rsquo;on puisse imaginer tel ou tel m\u00e9susage laisse \u00e0 penser que cela pourra se traduire dans la r\u00e9alit\u00e9&#8230;<br \/>\nQuelques exemples actuels vont \u00e9clairer notre questionnement. Quelles sont les intentions contenues dans l\u2019application comme SDO (suivi de l&rsquo;orientation) ou encore Webclasseur (ONISEP), cahier de texte \u00e9lectronique et ENT, et livret num\u00e9rique du socle commun qui sont pr\u00e9sent\u00e9e dans la circulaire de rentr\u00e9e 2010 ? Ajoutons \u00e0 celles-l\u00e0 quelles sont les intentions contenues dans des logiciels comme Gibii, ou encore les logiciels de suivi des retards absences etc&#8230; ? La plupart du temps on y lit le terme \u00ab\u00a0am\u00e9lioration\u00a0\u00bb, parfois on y lit \u00ab\u00a0meilleur pour l&rsquo;usager\u00a0\u00bb, et aussi une \u00ab\u00a0plus grande efficacit\u00e9\u00a0\u00bb. Tous ces logiciels vont produire des traces, parfois \u00e0 l&rsquo;initiative de l&rsquo;auteur (il choisit de garder trace de) parfois \u00e0 l&rsquo;initiative de l&rsquo;informatique (elle d\u00e9cide de garder trace de&#8230;). Mais si on cherche un peu plus loin, on trouve tr\u00e8s rapidement, dans les pratiques observ\u00e9es, les notions de suivi, de contr\u00f4le, de prise de d\u00e9cision. Autrement dit plusieurs versants de la m\u00eame montagne doivent \u00eatre revisit\u00e9s pour mieux en mesurer les enjeux.<br \/>\n&#8211; L&rsquo;informatisation de la soci\u00e9t\u00e9 s&rsquo;est appuy\u00e9e sur des \u00e9l\u00e9ments de facilitation qui ont convaincu les usagers de s&rsquo;y mettre. On se rappelle que c&rsquo;est en premier lieu celle de la comptabilit\u00e9\/banque qui a \u00e9t\u00e9 la plus facilement mise en place, tant cette informatisation facilitait le fonctionnement du syst\u00e8me. Mais cette facilitation a pris des sens vari\u00e9s : abaissement du temps de traitement, fiabilisation des donn\u00e9es, diminution des manipulations humaines avec son corollaire les \u00e9volutions des postes de travail (et des licenciements), am\u00e9lioration du suivi&#8230;. Mais d\u00e8s que ces donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 accessibles, d&rsquo;aucun se sont aper\u00e7us que cette r\u00e9ification de l&rsquo;humain permettait d&rsquo;engager un traitement sans avoir besoin de se poser des questions de consciences. Rappelons ici que l&rsquo;acte de r\u00e9ification est un acte de d\u00e9shumanisation parce qu&rsquo;il renvoie \u00e0 l&rsquo;objet ce qui \u00e9mane du sujet et en coupe le lien initial.<br \/>\n&#8211; Le d\u00e9veloppement de l&rsquo;informatisation dans de nombreuses activit\u00e9s qui nous entourent a apport\u00e9 des modifications significatives de la vie ordinaire. Est-ce un bien ou un mal, seul l&rsquo;usage r\u00e9el le dira, sachant que le potentiel reste ouvert. En effet que penser de la carte vitale, ou encore de la carte bancaire quand on observe la mani\u00e8re dont elles facilitent plusieurs aspects de la vie quotidienne. L&rsquo;informatisation de la gestion des imp\u00f4ts par les services comp\u00e9tents a \u00e9t\u00e9 prolong\u00e9e par la gestion informatis\u00e9e de chacun des contribuables de leur propre d\u00e9claration et suivi. L&rsquo;am\u00e9lioration du service qui s&rsquo;ensuit est certes peu perceptible et pourtant elle est r\u00e9elle. Nul ne songe \u00e0 remettre en question le syst\u00e8me de r\u00e9servation des billets d&rsquo;avion ou de train par terminaux informatiques et pourtant cela permet un suivi temps r\u00e9el des d\u00e9placements individuels et donc de la vie priv\u00e9e (pour peu que l&rsquo;on r\u00e9serve sous son nom) Bien \u00e9videmment de nombreux secteurs ont d\u00e9sormais une informatisation des services qui d\u00e9veloppe et g\u00e8re des traces de chacune de nos activit\u00e9s.<br \/>\n&#8211; Le d\u00e9veloppement des pratiques personnelles de l&rsquo;informatique connect\u00e9e, sur ordinateur ou t\u00e9l\u00e9phone portable, a apport\u00e9 une gestion nouvelle de l&rsquo;information et de la communication. Au plan personnel la gestion de l&rsquo;absence de l&rsquo;autre est totalement modifi\u00e9e par ces outils. Qui se rappelle encore du tableau de poste restante sur les quais des gares ? L&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;information sur des terminaux connect\u00e9s g\u00e9n\u00e8re, comme pour la communication, des traces qui permettent au moins d&rsquo;identifier le terminal et probablement celui ou celle qui est derri\u00e8re. Au del\u00e0 de cette identification peut alors s&rsquo;effectuer le suivi des pratiques personnelles (ce qui est illustr\u00e9 par le travail des forces de police dans leurs enqu\u00eates comme pour la p\u00e9dophilie par exemple). L&rsquo;objectif dans ce cas est de r\u00e9guler les pratiques de la soci\u00e9t\u00e9 et les pratiques individuelles. Chacun de nous entretien une ambig\u00fcit\u00e9 vis \u00e0 vis de ces services : tant\u00f4t nous les convoquons, parfois sans le savoir, tant\u00f4t nous les diabolisons. L\u00e0 encore la question des traces et de leurs usages est un probl\u00e8me \u00e0 double tranchant : si je veux savoir ce que font mes enfants&#8230; est-ce pour les aider ou pour les surveiller&#8230; ?<br \/>\n&#8211; Le d\u00e9veloppement des outils num\u00e9riques dans l&rsquo;\u00e9tablissement scolaire suivent le m\u00eame chemin. Comment l&rsquo;enseignant documentaliste peut-il fournir les statistiques d&rsquo;usage s&rsquo;il n&rsquo;utilise pas les outils de trace des pr\u00eats, De m\u00eame le CPE n&rsquo;est-il pas sollicit\u00e9 pour d\u00e9velopper un suivi de plus en plus en temps r\u00e9el des pr\u00e9sences et absence des \u00e9l\u00e8ves dans l&rsquo;\u00e9tablissement ? Le d\u00e9veloppement des ENT et de toutes sortes de livret s&rsquo;inscrit dans la m\u00eame lign\u00e9e, en vue d&rsquo;am\u00e9liorer, du moins le pense-t-on, le suivi des \u00e9l\u00e8ves. Sans entrer dans le d\u00e9tail, tant les choses diff\u00e8rent d&rsquo;un \u00e9tablissement scolaire \u00e0 l&rsquo;autre, on ne peut qu&rsquo;observer l&rsquo;arriv\u00e9e progressive de ces outils et donc de se poser la question des traces. Or cette question se pose d&rsquo;autant plus vivement que le minist\u00e8re et les rectorats, voire les collectivit\u00e9s locales proposent \u00ab\u00a0d&rsquo;h\u00e9berger\u00a0\u00bb ces services et donc d&rsquo;avoir un potentiel de gestion des traces important.<br \/>\nOn comprend donc la prise de conscience \u00ab\u00a0tardive\u00a0\u00bb de nombre de nos coll\u00e8gues qui semblent d\u00e9couvrir les ENT (cf. l&rsquo;article sur skhole). Mais pourquoi cette prise de conscience est-elle aussi tardive ? Car jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent le monde enseignant avait laiss\u00e9 ces outils \u00e0 la marge de leur activit\u00e9 quotidienne d&rsquo;enseignement. Certes il y a bien eu l&rsquo;informatisation des bulletins et des notes. L\u00e0 cela n&rsquo;a pas vraiment fait probl\u00e8me. Il suffit d&rsquo;assister \u00e0 un conseil de classe assist\u00e9 par ordinateur pour comprendre que nombre d&rsquo;enseignants y voient un outil facilitant le travail&#8230; Les ennuis ont commenc\u00e9 avec la possibilit\u00e9 offerte aux \u00e9l\u00e8ves et \u00e0 leurs parents d&rsquo;acc\u00e9der de chez eux \u00e0 leur bulletin scolaire en temps r\u00e9el, les notes des devoirs \u00e9tant dans certains cas connus avant le rendu de ceux-ci. En quelque sorte le monde enseignant a fait preuve d&rsquo;une ignorance coupable vis \u00e0 vis de l&rsquo;informatisation rampante des traces de vie comme il a fait preuve d&rsquo;une ignorance coupable vis \u00e0 vis des v\u00e9ritables enjeux des TIC. Et pourtant les programmes des anciennes options informatiques et autre APTIC (cr\u00e9\u00e9s en 1992 pour y succ\u00e9der) ou encore les B2i n&rsquo;ont pas manqu\u00e9 de l&rsquo;\u00e9voquer, sans parler des programmes de certaines disciplines ayant les TIC comme objet de travail (cf. le tertiaire). Autrement dit il est facile, depuis longtemps de savoir cette \u00e9volution, mais dans l&rsquo;enseignement scolaire cela est rest\u00e9 en dehors car non touch\u00e9 dans le coeur m\u00eame de l&rsquo;action p\u00e9dagogique (m\u00eame parfois pour des enseignants de l&rsquo;informatique comme discipline mais pour les services ou la production). Or la production de traces et la gestion qui s&rsquo;en suit est un outil utilis\u00e9 depuis tr\u00e8s longtemps (on se rappelle la Stasi de l&rsquo;ex Allemagne de l&rsquo;Est) que l&rsquo;informatisation n&rsquo;a fait que mettre sur le devant de la sc\u00e8ne.<br \/>\nLes enseignants commencent \u00e0 se r\u00e9veiller du fait de l&rsquo;arriv\u00e9e de nouveaux outils qui touchent au coeur m\u00eame de leur pratique dont en particulier la relation \u00e9valuative avec l&rsquo;environnement : le livret de comp\u00e9tence du socle par exemple ou encore le cahier de texte num\u00e9rique illustrent cette \u00e9mergence. Les ENT restent un objet lointain et fortement teint\u00e9 d&rsquo;imaginaire pour l&rsquo;instant. Cependant on sent progressivement monter un mouvement qui va questionner l&rsquo;institution scolaire dans son entier. Et pourtant il est trop d\u00e9j\u00e0 bien tard pour se pr\u00e9occuper de questions sur lesquelles depuis longtemps les pratiques ordinaires ont accept\u00e9 l&rsquo;\u00e9tat de fait. Faut-il pour autant ne rien faire ? Surement pas. Mais en tout cas pas commencer par diaboliser ces \u00e9volutions sans discernement surtout si cette posture consiste \u00e0 ne pas vouloir prendre en compte cette r\u00e9alit\u00e9 parce qu&rsquo;elle nous semble a priori mauvaise. En effet cette fa\u00e7on d&rsquo;aborder les choses ne ferait qu&rsquo;aggraver le d\u00e9calage entre le syst\u00e8me scolaire et la soci\u00e9t\u00e9. C&rsquo;est pourquoi il me semble n\u00e9cessaire que dans le monde scolaire on tente d&rsquo;avancer dans les directions suivantes (qui ne sont ni certaines ni exhaustives et qui ont comme ambition d&rsquo;engager la r\u00e9flexion)<\/p>\n<ul>\n<li>&#8211; L&rsquo;attitude premi\u00e8re est de se donner des rep\u00e8res pour identifier clairement ce qui est en train de se passer. En d&rsquo;autres termes il faut que chacun \u00ab\u00a0apprenne\u00a0\u00bb de mani\u00e8re attentive, distanc\u00e9e, mais scientifique ce qui se passe.<\/li>\n<li>&#8211; Ensuite il ma parait n\u00e9cessaire que dans le d\u00e9ploiement de ces outils dans les \u00e9tablissements scolaires un travail collectif soit engag\u00e9 pour identifier ce qui est en train\u00a0 de se passer localement &#8211; quels outils, quelles traces, quel usage de ces traces&#8230; ?<\/li>\n<li>&#8211; Il faut \u00e9videmment poursuivre l&rsquo;analyse en d\u00e9pla\u00e7ant la r\u00e9flexion vers une dimension politique, \u00e9thique et anthropologique qui d\u00e9battant des enjeux des \u00ab\u00a0progr\u00e8s techniques\u00a0\u00bb pose un cadre commun pour la mise en place et le suivi de ces outils<\/li>\n<li>&#8211; Il est indispensable que d\u00e8s que la possibilit\u00e9 de gestion de trace sont identifi\u00e9es dans l&rsquo;\u00e9tablissement (et au del\u00e0 concernant l&rsquo;activit\u00e9 scolaire), les membres du collectif \u00e9ducatif de l&rsquo;\u00e9tablissement s&rsquo;impliquent dans tous les lieux de d\u00e9cision concernant ces \u00e9volutions (rectorats, collectivit\u00e9s territoriales, minist\u00e8re, soci\u00e9t\u00e9s de service&#8230;)<\/li>\n<li>&#8211; Il appara\u00eet indispensable de construire de mani\u00e8re simultan\u00e9e toute un dispositif d&rsquo;\u00e9ducation et de formation des jeunes et des adultes de la communaut\u00e9 \u00e9ducative sur les enjeux individuels et collectifs de ces outils et sur la mani\u00e8re de les \u00ab\u00a0g\u00e9rer\u00a0\u00bb, en fonction de nos convictions&#8230;<\/li>\n<li>&#8211; Enfin il est n\u00e9cessaire que chacun, en tant que citoyen, fasse sa propre analyse de ses pratiques, de ses convictions, de ses contradictions personnelles, pour mieux assumer une prise de position sur ces questions qui d\u00e9passe les habituels arguments d&rsquo;autorit\u00e9 ou arguments id\u00e9ologiques, mais bien des arguments \u00e9prouv\u00e9s et situ\u00e9s sur un plan philosophique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Au moment o\u00f9 les ENT se d\u00e9ploient sous des formes diverses dans toutes les strates de la vie sociale, il me semble dramatique que les enseignants puissent adopter une attitude de simple rejet ou d&rsquo;\u00e9vitement. Cela serait totalement contraire aux finalit\u00e9s \u00e9ducatives de chacun des acteurs de l&rsquo;enseignement qui s&rsquo;appuient pour la plupart de nous sur une certaine id\u00e9e de \u00ab\u00a0l&rsquo;esprit critique\u00a0\u00bb que je me refuse \u00e0 assimiler \u00e0 un discoure s\u00fbr alors qu&rsquo;il faut d\u00e9finir un v\u00e9ritable vivre avec qui soit contr\u00f4l\u00e9 et contr\u00f4lable.<br \/>\nA d\u00e9battre<br \/>\nBD<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le d\u00e9veloppement des ENT, et surtout l&rsquo;int\u00e9gration de plus en plus grande des services dans le m\u00eame cadre technique et logiciel int\u00e9grateur, pose bien \u00e9videmment la question des traces. Posons simplement les questions qui apparaissent les plus \u00e9videntes : qui laisse des traces ? Quelle est la nature des traces ? 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